lundi 3 novembre 2008
Par Boris,
lundi 3 novembre 2008 à 14:20 :: General
Comme j'ai eu un peu (voir beaucoup) de temps libre ces dernières semaines, je me suis attelé à un projet perso de site internet.
J'avais envie, pour ne pas perdre la main de créer un nouveau site internet qui pourrait à la fois me servir de "vitrine graphique" mais aussi pour ne pas perdre la main en programmation objet, manipulation de css et référencement.
Je viens donc de mettre en ligne un site personnel contenant mes plus belles photographies. Aujourd'hui, sont en ligne une petite présentation de moi et différentes galeries qui vont être étoffées très rapidement!
Ce site contiendra à terme, quelques articles sur une série de photos, le contexte dans lequel elles ont été prises et aussi les réglages de l'appareil pour chaque photos en ligne.
Le site est disponible uniquement en anglais pour l'instant. Il sera peut être traduit par la suite en français.
Pour voir mes plus belles photographies, rendez-vous à l'adresse suivante :
www.borislepointe.com
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mercredi 31 janvier 2007
Par Boris,
mercredi 31 janvier 2007 à 19:43 :: Stage en Inde
Il n'y avait pas eu de billet sur ce blog depuis le 29 septembre dernier, il fallait que ça change!
Etant donné que je n'ai pas pour intention de transformer ce blog en un étalage de ma petite vie, que je n'ai pas envie d'exposer la dernière paire de baskets que j'ai acheté, ni de raconter toutes mes petites joies et petits malheurs du quotidien, il fallait un événement "important" pour faire revivre ce blog.
Avec cette intro, tout le monde se demande "Quel est donc cet événement ??" et c'est là que je vous répondrai : "Ca y est, je repars en Inde !!".
Donc là voilà la nouvelle qui va relancer mon blog pour 5 mois (au moins), là voilà la nouvelle qui va vous permettre de lire les anecdotes, les récits et mes aventures dans ce pays tellement différent du notre et pourtant tellement attachant. Je retourne donc à Madras (Chennai) pour effectuer un deuxième stage dans le cadre de mon Master 2 de Sciences Cognitives (qui n'a de prestigieux que le nom...). Enfin, peu importe, l'important est que je puisse rejoindre Kevin, Remy, entre autres avec lesquels j'avais déjà travaillé 6 mois en 2006. Cette fois ça ne sera que 5 mois, mais qui sais, peut être que mon expatriation se prolongera...
En théorie, je vais donc passer 5 nouveaux mois à Chennai (en plus des 6 mois déjà effectué l'année dernière). Je pense partir autours du 19 mars 2007 et rentrer en août en vue de présenter une soutenance de stage à la fac en septembre. Ensuite, ça sera l'arrivée dans le monde du travail... et ça me tarde!
A bientôt donc pour la suite des aventures...
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vendredi 29 septembre 2006
Par Boris,
vendredi 29 septembre 2006 à 23:16 :: Stage en Inde
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samedi 27 mai 2006
Par Boris,
samedi 27 mai 2006 à 10:25 :: Stage en Inde
En fin d’après midi Devender a décidé de m’emmener voir un espèce de maison de retraite près de sont travail. A l’entrée, au dessus du portail, l’inscription « Little sister of the poors » (Petite sœur des pauvres). Nous allons voir la sœur qui se trouve à l’accueil. Elle parle un peu le français et m’explique qu’elle a été un an en France. Ensuite nous allons voir les pensionnaires qui sont en train de prendre leur repas. En arrivant dans la salle du réfectoire, on retrouve par hasard une collègue de Devender que j’avais déjà rencontré plusieurs fois. Elle donne un petit coup de main pour débarrasser les tables. Nous passons ensuite à chaque table histoire de dire bonjour et discuter 2 min avec chacun. Je suis surpris, la plupart parlent plutôt bien anglais et certains parlent même le français. Une sœur qui distribue les médicaments à chacun, vient parler et découvre que je suis français. Elle connaît Nancy et Strasbourg. Un pensionnaire connaît Brest, un autre vient nous distribuer à chacun un mini pliage qu’il a fait pendant sa journée. A l’intérieur est écrit une bénédiction. A ma grande surprise, cette maison de retraite me parait vraiment propre et les hommes qui s’y trouvent ne semblent pas trop malheureux même si ce n’est pas en quelques minutes de présence que l’on peut se faire une idée précise.
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Par Boris,
samedi 27 mai 2006 à 10:24 :: Stage en Inde
La journée à commencée par un peu plus de 3h de marche dans les petites rues de Parrys et de Georges Town au nord de Chennai à la recherche d’une pièce pour notre frigo. Comme d’habitudes quand on demande aux gens ils ont toujours une réponse même s’il ne savent rien. Du coup nous avons été baladé de rue en rue, nous avons traversé le quartier des vendeurs d’outils de bricolage, ensuite le quartier des fruits et légumes, le quartier des vendeurs de matériel électrique… Chaque rue est plus ou moins spécialisée dans un domaine.
Malgré tous ces efforts, impossible de trouver la rue des réparateurs de frigos… C’est à se demandée s’il y en avait une dans cette zone de Chennai ! Pour rejoindre la gare et reprendre le train qui allait nous conduire prés de l’Alliance Française, nous sommes passé par les petites boutiques le long de la grande avenue dans Georges Town. Sur plus de 500n, il y a des petits stands alignés les uns à côté des autres. Chacun vends soit des téléphones portables, des films, des platines DVD, de la musique. Chaque produit vendu est plus ou moins piraté ou volé ou encore contrefait. Les vendeurs sont plutôt chiants, ils viennent, vous prennent par le bras pour que vous alliez voir leur stand. Pour éviter d’avoir à devoir se dépatouiller, il ne faut pas s’arrêter et continuer comme si de rien était. Devender me dit que la prochaine fois qu’un vendeur l’arrête comme ça, il va lui demander le film du Da Vinci Code, histoire de voir sa réaction. 10 secondes plus tard Devender demandait le film. Le vendeur, le plus naturellement du monde revient avec un CD sur lequel se trouvaient 3 films dont le Da Vinci Code ! Pas mal quand même pour un film qui est sorti au cinéma seulement la veille ! Les boutiques de jeux vidéo sont du même style. Vous trouvez les derniers jeux vidéo du moment pour 100 roupies soit 2€. Ce sont les jeux pirates qui viennent d’être téléchargés sur Internet, qui ont été gravés sur un CD. La pochette à même été imprimée et voilà. Les vendeurs ne vont pas nier que se sont des jeux piratés, la police qui connaît très bien l’existence des ses magasins ne dit rien.
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lundi 15 mai 2006
Par Boris,
lundi 15 mai 2006 à 12:45 :: Stage en Inde
Aujourd’hui après avoir été voir un film au IIT (Indian Institute of Technology). C’est la plus grosse université de Chennai. Elle se trouve au milieu d’un campus énorme. Les véhicules motorisés à 4 roues y sont interdits. Lorsqu’on arrive à l’entrée du campus, si on est venu en rickshaw, il faut descendre là et emprunter une navette électrique pour se déplacer. Ce campus est une mini ville à l’intérieur de Chennai. Le campus compte plusieurs restaurants privés, une piscine, un terrain de cricket, un cinéma de plein air. Il y a des logements pour les étudiants et leurs professeurs… Nous y sommes donc allé pour aller voir un film. Tous les samedi soir il y a une projection. Le prix de l’entrée est dérisoire : 20 roupies ce qui équivaut à environ 40 cents d’euro. Après le film qui était loin d’être génial (Harry Potter 4), nous sommes allé manger dans un des restaurants sur place.
Une fois rentré à la maison, un gars nous attendait devant la porte de notre appartement. C’était un Mexicain de Mexico City que nous avions rencontré une première fois à Hampi et qui Tony avait ensuite revu dans le Kerala. Ce Mexicain avait un avion à prendre le matin vers 5h donc il était passé pour pouvoir dormir quelques heures avant de prendre son avion pour Delhi. Ce jeune Mexicain d’une vingtaine d’année nous a expliqué que cela faisait environ 2 ans et demi qu’il voyageait de pays en pays. Il travaillait de temps en temps comme serveur pour se faire un peu d’argent et ensuite il reprenait son voyage. Il comptait reprendre ses études quand il rentrerait à Mexico City. Il nous a fait une démonstration de ce qu’il savait faire à la guitare. C’était plutôt impressionnant de le voir jouer et chanter en espagnol ! Il a dormi une petite heure avant de partir prendre son avion.
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mardi 9 mai 2006
Par Boris,
mardi 9 mai 2006 à 10:41 :: Stage en Inde
Lorsque je sors du bureau, en général il fait déjà nuit. Le soleil chaud de la journée se couche vers 18h – 18h30. Le bureau se trouve dans un coin de Vivekanandar Street. Je dois parcourir quelques centaines de mètres pour rejoindre une des rues bien connues de Chennai (North Usman Road). Une fois dans cette rue, me revoilà plongé dans l’animation des grandes rues indiennes. La rue fait une 20aine de mètres de large. Aucun marquage au sol. Cette partie de la rue est à double sens. Les voitures, les bus, les motos roulent tous côte à côte sans se soucier du code de la route tel qu’on l’entend chez nous. Il peut très bien y avoir au total 4 voitures et quelques motos dans la largeur de la route sans que cela ne choque personne.
J’ai environs 500m à parcourir dans cette rue pour rejoindre Kodambakkam Bridge. Le début de mon parcours et le plus facile. Il y a des la place pour marcher entre les voitures garées sur le bord de la route et les véhicules en circulation. Ensuite après quelques mètres cela devient un peu plus difficile quand on est piéton. La rue passant à sens unique, et la circulation d’une autre rue venant s’ajouter au flux déjà présent dans North Usman Road font que il faut cette fois monter sur les trottoirs. Quoi de plus logique me dirai vous ! Justement, rien ! A Chennai, il n’y a pas de trottoirs partout et ils ne sont pas fait pour les piétons. Tout le monde marche sur la route. La première épreuve consiste à monter sur le trottoir qui se trouve déjà au mois à 40cm au dessus du niveau de la route. Il est plus présent pour éviter qu’en cas d’accident une voiture ne se retrouve dans une des boutiques présentent partout le long des routes. Justement j’en viens à la deuxième raison qui fait que nous ne marchons pas sur les trottoirs. Ils sont très étroits et déjà envahi par les dizaines de marchand et de boutiques qui jalonnent cette rue.
Après quelques minutes de marche, après avoir passé l’arrêt de bus où des bus qui débordent de monde s’arrêtent pour que les plus jeunes et les plus intrépides mettent juste une claquette sur le marchepied et s’accrochent aux montants du bus le temps de leur voyage je me retrouve presque au bout de North Usman Road. Juste avant la fin, un petit passage devant un wine shop (magasin où on peu acheter de l’alcool). Il y a toujours un ou deux hommes allongés sur le trottoir complètement ivres qu’il faut enjamber dans les vapeur qui ressemblent plus à des vapeurs de white spirit qu’à des vapeur de boisson. Me voilà enfin au bout de la rue qui se termine par un feu au coin d’une maison. Le passage est très délicat ici. Le trottoir a disparu et les motos, rickshaws, voitures, bus, camions occupent tout l’espace qu’ils peuvent. Il faut donc essayer de se faufiler entre le coin de la maison et les véhicules. Attention de ne plus être sur la route au moment où le feu passe au vert !!
Une fois cet endroit passé, je me retrouve devant le pont de Kodambakkam qui enjambe la voie ferrée qui dessert les gares de la ville. A ce moment là deux choix s’offrent à moi : soit passer sur le pont mais cela veut dire se retrouver dans une circulation intense et respirer à plein poumons tous les gaz d’échappement. De nuit on voit d’ailleurs dans le faisceau des phares la fumée qui stagne au niveau de ce pont. La deuxième solution consiste à rester au pied du pont jusqu’à la voie ferrée, montée sur le pont par un petit passage et une fois la voie ferrée passée, redescendre par un autre petit passage. C’est cette deuxième solution que je choisi en général. De cette façon, je passe par un petit marché couvert, plein de couleurs et d’odeurs. Déjà que je suis le seul blanc du quartier mais en plus dans cet endroit où seul les habitants du coin vont, je suis forcément observé. Depuis que je suis ici, j’ai eu le temps de m’habituer et de ne plus faire attention à ses regards curieux. Une fois le petit marché de passer, il faut faire attention, il y a une espèce de grand trou dont la trappe est toujours ouverte. Ensuite je prend le petit passage qui me conduit en haut du pont, je traverse la voie ferrée et redescend du pont juste après. Me voilà alors dans un mini « slum ». C’est un mini bidonville de quelques cabanes de tôles, de bâches et de terre mélangée à des palmes de palmier. Après avoir un peu slalomé entre les flaques d’eau, me voilà dans une nouvelle petite rue qui longe encore le fameux pont. Cette rue est déjà un peu plus tranquille. Il y a encore plein de petites boutiques, un tourneur, des imprimeurs, un bijoutier, et surtout quelques petits magasins de cartes de mariage. Je laisse deux rues sur ma gauche et la troisième est la rue où j’habite. Au début de cette rue se trouve un grand magasin de cartes de mariage. C’est le Menaka Card : un des plus connus de Chennai. A cette heure ci, il y a toujours énormément de monde, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur et ce, jusqu’à 22h, heure de la fermeture de pas mal de magasins ici. Encore quelques mètres et me voilà devant mon immeuble, en passant, je salue le gardien. L’un deux essaye toujours de sortir quelques mots d’anglais en me voyant et essaye de m’apprendre quelques mots de Tamoul quand je revient avec quelques courses. Après avoir gravi les 3 étages me voilà dans mon appartement. Ce trajet que je fais deux fois par jour me prend 20 minutes et me permet de me bouger un peu dans la mesure où la chaleur reste supportable. Au dessus de 40°C, j’essaye de prendre un rickshaw.
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samedi 6 mai 2006
Par Boris,
samedi 6 mai 2006 à 10:39 :: Stage en Inde
Avec Devender en allant faire quelques courses dans le quartier, nous nous sommes retrouvés mêlés à un cortége nuptial. Ce mariage était dans fait dans la tradition du nord. A l’avant du cortége se trouvait l’orchestre qui jouait de la musique indienne à base de percussions principalement. Ensuite suivait tous les hommes invités. Ils avaient tous sur la tête un turban orange. Au milieu du groupe d’hommes, le marié se déplaçait sur un cheval. Tous étaient richement vêtus. Derrière le groupe d’hommes, les femmes habillées avec des saris très colorés. Toutes ces personnes allaient rejoindre la mariée et sa famille à l’endroit où le banquet allait se tenir. Probablement dans la salle de réception d’un grand hôtel.
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Par Boris,
samedi 6 mai 2006 à 10:37 :: Stage en Inde
Cela fait quelques semaines déjà que se prépare la campagne électorale dans l’état du Tamil Nadu dans lequel je suis. L’inde a un gouvernement général basé à Delhi mais le pays étant divisé en 28 états, chacun d’entre eux à son propre gouvernement.
Durant cette campagne, il y a eu de nombreux discours politiques organisés dans les rues de Chennai. De nombreuses scènes ont été montées dans les quartiers, plusieurs fois j’ai vu des cortéges passer dans les rues. A l’heure où j’écris ces lignes en voilà un justement un cortége qui passe sous nos fenêtres. En général il y a une voitures de tête avec le discours qui est lu dans un micro soit par un des chef de parti soit pas des hauts placés des partis. Ensuite suivent un cortége d’hommes qui distribuent des tracts, font de la musique, portent les drapeaux aux couleurs du parti. Puis vient derrière le cortége des femmes. J’ai l’impression que les partis dépensent énormément d’argent pour la campagne. Les discours sont en général suivis par assez peu de monde finalement. Ils sont en général en Tamoul pour que le maximum de personnes comprennent. Etant donné que en Inde 45% de la population est illettrée, je ne pense pas que beaucoup de personnes comprennent les enjeux des élections. Dans « The Hindu » ce matin il y avait un article où il était écrit que si ce parti gagnait les élections, il proposait d’acheter un ordinateur à tous les étudiants qui auront Higher Secondary Exam (l’équivalent du bac). Un autre parti concurrent propose d’acheter une télé couleur… C’est dommage mais c’est sûrement sur des idées comme ça que les partis vont arriver à gagner les élections.
Les élections sont lundi 8 mai. Pour l’occasion ce lundi sera férié pour que les gens puissent aller voter.
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dimanche 30 avril 2006
Par Boris,
dimanche 30 avril 2006 à 10:38 :: Stage en Inde
Samedi nous avons eu des invitations par l’intermédiaire de l’Alliance Française pour aller voir un concert. C’était un concert un peu spécial : un mélange de Jazz français et de percussions Tamoul. L’entrée du concert ne se faisait que sur invitation. Il se déroulait dans un grand hôtel super luxe à 35km de Chennai. Nous avons pris un taxi pour y aller. A peine arrivé nous avons eu une petite idée du type de personne que nous allions rencontrer. Le concert se déroulait dans le parc de l’hôtel. Un parc avec pas mal d’arbres et surtout du gazon vert ! L’herbe verte est une chose rare dans le sud de l’Inde. Dans ce parc il y avait un buffet à volonté avec des toasts au saumon et des calamars grillés entre autre. Un bar aussi à volonté qui proposait des cocktails de toute sorte ! On a passé une super soirée avec des gens d’un autre monde dans un décor d’un autre endroit. Ce n’est pas le genre d’endroit que je fréquenterais trop souvent mais jamais je n’avais imaginé que j’aurais pu me retrouver dans ce genre de soirée. En Inde tout est vraiment possible. Le problème c’est que tout est possible que pour certaines personnes finalement. Etre blanc ou être riche donne déjà accès à pas mal de choses ! Les autres doivent batailler plus pour avoir les mêmes droits…
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vendredi 28 avril 2006
Par Boris,
vendredi 28 avril 2006 à 14:09 :: Stage en Inde
En ce moment c'est vraiment le cas! Le thermomètre est en train de monter à des niveaux qui deviennent difficiles à supporter. Hier, au centre ville de Chennai la température était de 42°C au plus chaud de la journée. Pour monter à ces températures vers 14h, cela implique que dés le matin vers 8h, il fait déjà plus de 30°C. A cette température même sous le ventilateur, il devient difficile de dormir.
Le soir la température redescend un peu mais la nuit dernière une coupure de courant de quelques minutes à eu lieu. Le ventilateur s'arrête donc et la sueur commence à couler à grosses gouttes pendant qu'on espère très fort que le courant va vite revenir. On ce moment, il y a plusieurs coupures de courant par jour, probablement à cause de tous les A/C (Air conditionner) qui tournent tous à plein régime dans toute la ville par ces températures extrêmes.
Cette après midi, je suis venu au bureau en moto, même en roulant, l'air était brûlant sur le visage! On en est à espérer un orage pour que les températures retombent un peu.
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Par Boris,
vendredi 28 avril 2006 à 14:01 :: Stage en Inde
Derrière ce titre un peu « mystérieux », je voudrais parler de l'outil préféré des sorcières. Il s'agit du balais! Pourquoi parler de cet objet aussi commun alors que je devrais plutôt raconter mes voyages mes rencontres, etc...?
Lors de mon premier voyage en Finlande si vous vous rappelez, dés le premier jour nous avions dût nous atteler au ménage pour s'installer dans un appartement propre. Nous sommes donc parti à la recherche d'un balais dans les magasins proches de chez nous. Après quelques recherches, nous avons fini par nous résoudre à acheter un de leur balais locaux que nous ne trouvions pas très ergonomique. Grâce à la forme de son manche il était facile d'enlever la poussière sous les meubles mais les séances de balayage se terminaient très rapidement avec un gros mal de dos du fait de la longueur du manche plutôt réduite (environ 60 – 70 cm).
Cette fois, maintenant que je suis en Inde, j'ai découvert encore un autre type de balais. Il n'y a pas de manche, c'est un espèce de fagot fait avec des tiges de je ne sais quelle plante nouées ensemble avec une ficelle. Encore une fois, une séance de balayage se termine généralement avec un mal de dos. Pourquoi ne pas avoir des manches à balais plus long? Peur de perdre en précision, volonté de nous rapprocher de la poussière pour éviter d'en oublier??
Le balais indien m'a mis face à un problème inattendu : chaque matin, vers 5h30, la dame qui s'occupe un peu de l'entretien des communs de l'immeuble passe un coup de balais sur la cours en béton autour de celui ci. Le bruit des tiges de bois souples du fagot qui lui sert de balais émettent un bruit très caractéristique sur le béton. Ce bruit me réveille systématiquement. Je me suis fait à tous les autres bruit comme celui du ventilateur qui tourne toute la nuit, les voitures, les klaxons, les vendeurs qui crient, l'eau qui coule dans la salle de bain... Bref ce bruit reste, probablement pour une raison de fréquence sonore particulière, un bruit qui me réveille systématiquement.
Voilà c'était la petite histoire du balais à travers les pays...
Je vous promet que si j'en ai d'autres comme ça, je vous ferai signe!
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vendredi 14 avril 2006
Par Boris,
vendredi 14 avril 2006 à 14:18 :: Stage en Inde
Bon, bah, tout est dans le titre le crois. Aujourd'hui vendredi 14 avril c'est le nouvel an Tamoul.
Dans l'état du Tamil Nadu où je suis, ce jour est doublement férié (nouvel an Tamoul + vendredi saint)! Finalement tous les services publiques sont fermés mais la plupart des petites boutiques et restaurants sont ouverts.
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jeudi 13 avril 2006
Par Boris,
jeudi 13 avril 2006 à 12:10 :: Stage en Inde
Après avoir pris des heures pour essayer de faire des photos d'identité lundi, il est trop tard pour aller au bureau de l'immigration pour prolonger le visa de Stephan... Nous y retournons mardi mais c'est encore pas de chance, nous ne le savons pas mais c'est un jour férié et les fonctionnaires ne travaillent pas! Nous retentons notre chance mercredi, cette fois c'est ouvert mais nous ne sommes pas au bout de nos peines! Après avoir attendu une petite demi heure, l'officier de l'immigration nous reçoit mais à peine le visa de Stephan sous les yeux, il nous dit que ce n'est pas ici qu'il fait aller mais il doit aller à Chittor parce que là où il est ça ne dépend pas du district de Chennai. Le problème c'est que tout le monde à dit à Stephan qu'il fallait qu'il aille à Chennai... Je passe donc un coup de fil à l'Alliance Française de Chennai pour avoir le numéro de téléphone du Consul Général de Dehli. Je lui passe un coup de fil et lui explique la situation. Elle me demande de passer le téléphone à cet officier de l'immigration. Elle le connaît mais de toute façon il refuse de lui parler et nous envoi balader assez violemment comme il l'a fait presque dés le début. Je reprend le téléphone et explique à cette dame que l'officier n'a pas l'intention de lui parler. Elle me dit qu'elle va donc passer quelques coups de fil à Dehli pour essayer de débloquer la situation. Elle me rappelle une demi heure après pour me dire que finalement Stephan devait bien aller à Chittor au bureau de police parler au chef de la police pour faire son extension de visa alors que Chennai est le bureau pour tout le sud de l'Inde...
L'administration indienne....
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dimanche 9 avril 2006
Par Boris,
dimanche 9 avril 2006 à 12:09 :: Stage en Inde
Ce weekend j'avais décidé d'aller voir Stephan chez lui à la Richi Valley. Ensuite il était convenu qu'à la fin du week-end il rentre avec moi sur Chennai pour faire prolonger son visa.
Première étape trouver le bus direct qui va pouvoir m'emmener à Madanapalle la ville la plus proche de chez lui. Je prends donc un rickshow direction la gare de bus de Chennai. Pour être sûr d'avoir le temps de demander à droite et à gauche pour trouver le bon bus, je suis partis 1h30 en avance de chez moi. Une fois à la gare routière, comme très peu de choses sont indiquées et que de toute façon, toutes les directions ne sont pas traduites en anglais et sont écrites seulement en Tamoul, je demande à un groupe de contrôleurs où est le bus pour Madanapalle. Pas un seul n'est d'accord sur le bus à prendre et de toute façon aucun ne m'indique un bus direct pour cette ville... Finalement je décide de monter dans le bus que la majorité m'indique. Au bout de quelques minutes de réflexion, je me reprend et décide de ne pas me laisser faire : on m'a dit qu'il y avait un bus direct, je ne vois pas pourquoi je prendrais deux bus! Je demande donc à une personne à l'intérieur du bus si il n'y a pas une meilleure solution que de prendre ce bus puis un autre pour aller là où je veux aller. Me voilà donc embarqué dans une conversation qui n'en fini pas, finalement, je comprend qu'il y a bel et bien un bus direct qui va là où je veux aller mais qu'il se trouve de l'autre côté du quai et tout au fond de la gare. Une fois au bout du quai, je redemande à quelques personnes si c'est bien le bon bus et je fini par monter dedans. Ouf!!! Enfin trouvé! Quelques minutes après être monté dedans, le bus démarre et s'en va une demi heure en avance sur l'horaire prévu... (j'ai eu chaud!). Ce départ prématuré cachait quelque chose, le bus s'arrête de nouveau au bout de 5 minutes de route pour charger des marchandises sur le toit.
Je suis le seul blanc dans le bus. Maintenant que la saison touristique est complètement finie, je commence à avoir l'habitude d'être le seul blanc dans les bus (déjà que je suis le seul blanc dans le quartier où j'habite!). A un arrêt un peu plus loin, 3 musulmans qui avaient un peu prés mon age montent dans le bus : un garçon et deux filles complètement voilées. Je pensais qu'elles devaient garder le voile en publique, mais visiblement le bus n'est pas un endroit publique puisque à peine installées au fond du bus juste devant moi, elles enlèvent l'enlèveront. Quelques restrictions dues à la religion et aussi à la culture indienne restent quand même. Effectivement au bout de quelques heures de route, le garçon commence à essayer de discuter avec moi avec les 2 ou 3 mots d'anglais qu'il connaissait. Les deux filles qui étaient aussi intéressées par le seul blanc du bus et qui voulaient aussi savoir comme d'habitude d'où je viens, qu'est ce que je fais là, comment je trouve l'inde, etc... Les deux ou trous questions qu'elles ont voulues poser, elles l'ont fait par l'intermédiaire du gars avec elles...
Que dire sur les 7h du bus qu'il a fallu faire avant d'arriver à Madanapalle? On pourrait parler des amortisseurs du bus ou plutôt de l'absence de ceux ci! A chaque bosse (y compris sur la voie rapide qui n'a rien d'une voie rapide), les passagers décollent de leur siège. Quelques fois c'est encore plus impressionnant quand le chauffeur décide de prendre les raccourcis. Arrivé dans un village, je vois le bus mordre le bas côté pour passer une chicane en béton au milieu de la route. Dans un premier temps je me dit que ça doit être pour faire ralentir les véhicules dans le village, on en voit souvent ici mais elles ne sont pas en béton et sont mobiles. Très vite je comprends pourquoi cette chicane était là! En fait la route sur laquelle le bus s'aventure est fermée parce que le pont au dessus de la rivière s'est écroulé. Sauf que à cette saison (hors mousson), la rivière est asséchée donc pour éviter de prendre la déviation, le bus quitte complètement la route et passe par le lit de la rivière... Quand je vous dit qu'on a jamais fini d'être étonné dans cette Inde!
Après avoir traversé une réserve d'éléphants, et être resté assis agrippé au siège de devant, pour éviter de me retrouver dans l'allée, me voilà arrivé à Madanapalle. Après quelques minutes d'attente à la gare routière, Stephan arrive. Après quelques courses dans la petite ville, nous reprenons un autre bus pour la Richi Valley. Nous voilà arrivé à destination, il fait nuit et je suis lessivé. Stephan me fait visiter rapidement le campus de l'école dans laquelle il habite et travail. Le lendemain, je me réveille dans un endroit super calme, abrité à l'ombre des arbres en pleine nature. Le dimanche matin, nous allons aller observer les oiseaux avec un gars qui travail sur le campus. Pour ça il a fallu se lever à 5h30 mais la ballade valait le coup!
Dimanche vers 15, c'est l'heure du retour vers Chennai. Le retour sera encore mouvementé avec une crise de rire quand le chauffeur du bus va coincer son klaxon. Obligé de s'arrêter, on l'entendait taper dessus avec une clé pour qu'il se décoince. Évidemment un ou deux passagers sont venu voir pour essayer de donner une aide alors qu'il ne pouvaient rien faire! Vers 22 ou 23h, nous voilà rentré à Chennai. A peine descendu du bus les chauffeurs de rickshow nous sautent dessus. Voyant deux blancs certains tentent leur chance en fixant des pris exorbitant! L'un d'entre eux propose la course à 400 roupies alors qu'elle vaut 40 roupies!!! Après une discussion assez longue mais comique avec un autre chauffeur on fini par obtenir notre course à 40 roupies alors qu'il est tard et que la nuit c'est un peu plus cher. Mais bon, faute de monnaie, on lui laissera 50 roupies en le remerciant parce qu'il avait été cool et super sympa avec nous.
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